Eh bien, je ne me sentais plus tellement la fibre de continuer à alimenter ce blog et en même temps, j'avais du mal à le clotûrer officiellement. Et voilà que la vie, le hasard, le fait à ma place.
Nous avons quitté l'Egypte fin octobre pour de nouvelles aventures en ... Suisse! C'est nettement moins exotique, mais la vue sur le Léman n'a pas de prix.
Peut-être un nouveau blog fera-t-il son apparition... Il aura sans doute une autre forme et un autre type de contenu... A suivre...
Par Laurence&Yassine
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Cela fait quelques mois que je n'ai pas écrit. Désolée à ceux qui suivaient ce blog régulièrement.
Ma petite puce, Leyla, est née le 20 mai dernier. Elle est en pleine forme.
On a été pas mal sous l'eau avec nos deux petits bouts. 16 mois d'écart entre deux bébés, c'est pas simple à gérer tous les jours, je vous laisse imaginer...
Plus de longues vacances en France pour échapper à la chaleur du Caire...
Tout ça ne m'a pas aidée à écrire sur ce blog.
Au-delà de ça, je ne suis pas sûre de vouloir continuer à écrire. Entre mes deux bébés et le boulot que je vais reprendre bientôt, je n'ai plus vraiment le temps d'explorer le Caire et je ne suis
donc pas certaine d'avoir encore des choses intéressantes à raconter sur ce blog.
L'envie peut-être n'y est plus non plus.
En attendant que je prenne une décision, je le laisse vivoter.
Bon courage aux bloggers et bon vent aux autres.
Par Laurence&Yassine
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Les faits:
Le 6 avril dernier, un appel à la grève générale a été lancé en Egypte.
Des émeutes, durement réprimées, ont éclatées à Mahalla dans la région du Delta.
Les media étrangers et notamment français se sont largement émus de ces émeutes qu'ils ont qualifiées "d'émeutes de la faim".
Petit décryptage, loin d'être exhaustif:
Inflation: L'Egypte comme de nombreux pays est confrontée à une importante inflation. Le prix des denrées alimentaires, même de base comme le pain, ne cessent d'augmenter. L'Egypte a ainsi
décider de stopper ces exportations de riz notamment pour sauvegarder les prix sur son marché intérieur. Comme souvent dans ce cas, cette inflation ne s'accompagne pas d'une hausse de salaires.
Les égyptiens les plus pauvres, et ils sont déjà nombreux à vivre sous le seuil de pauvreté, n'arrivent plus à subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille.
Crise textile: Depuis déjà plusieurs mois, la ville de Mahalla dans le Delta est soumise à des tensions. Cette ville rassemble de nombreuses usines textiles étatiques, Mahalla el Kobra, qui
affronte déjà depuis longtemps de graves difficultés commerciales. Les ouvriers sont payés une misère (230 LE/mois, soit environ 30€), qui compte tenu de l'inflation, ne leur permet plus de
vivre décemment.
La grève: Un appel à la grève avait été lancé depuis plusieurs semaines dans les usines de Mahalla pour le 6 avril. Quelques jours avant, un appel à la grève générale a été relayé dans tous le
pays. Par qui? Personne ne le sait. L'appel s'est largement répandu par le bouche-à-oreille, les blogs et les sms.
Le jour J: La majorité des ambassades avaient appelé leurs ressortissants à rester chez eux, les forces de police étaient largement déployées dans les rues du Caire. Pour autant, la journée du 6
avril a été étonnament calme. La circulation étant même bien plus fluide que d'habitude. Une manifestation a bien eu lieu près de la place Tahrir avec bien sûr son cortège de débordements et
d'arrestations mais on ne peut pas dire que le mouvement fut très important.
En revanche à Mahalla, d'importantes manifestations ont bien eu lieu, les habitants rejoignant les ouvriers textiles en grève. Ces "émeutes" ont été durement réprimés par la police avec même
deux morts parmi les manifestants.
Voilà simplement pour recadrer le contexte. Vu de l'étranger, de France notamment, les faits sont bien trop simplifiés. On ne peut réduire ces événements à de simples "émeutes de la faim", même
s'il existe bien une crise inflationniste, l'ensemble est bien plus complexe. De même, en voyant les images des émeutes, on pourrait avoir l'impression que l'Egypte brûle, ce qui n'est pas le
cas, je vous rassure.
Pour en savoir plus:
El Ahram Hebdo: http://hebdo.ahram.org.eg/arab/ahram/2008/4/16/leve0.htm
Alif: http://magalif.info/articles/2008/04/13/grve-du-6-avril-schi/
3arabawy: http://arabist.net/arabawy/
Par Laurence&Yassine
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Thierry et Nicolas, deux inconnus, deux losers. Une partie de tennis endiablée, une soirée plus qu'arrosée et un pari complètement fou: devenir quelqu'un d'autre. Rendez-vous est pris pour dans
trois ans. Disparition machiavéliquement orchestrée pour l'un, lente transformation éthylique pour l'autre, tous deux réussiront plus ou moins leur pari, non sans en payer le prix.
Si je ne suis pas une fan du style que je trouve toujours un peu léger, je trouve les intrigues de Tonino Benacquista, vraiment originales. Le scenario se déroule sans accroc, sans disgression
non plus. C'est prenant sans négliger de traiter quelques thèmes de fond comme la quête de sa propre identité, les rêves perdus et la crise de la quarantaine. A lire.
Voir aussi du même auteur: Malavita
En Egypte, il existe mille et uns titres pour s'adresser à quelqu'un. Héritage de l'empire turc ou de la colonisation anglaise, je ne saurais le dire...
En voici une petite liste qui ne demande qu'à être rallongée par ceux qui vivent ici!
Ye oustez (monsieur)
Ye bey (héritage des turcs)
Ye bacha (idem)
Ye effendi (idem)
Ye raïs (président)
Ye doktor
Ye hag (l'ancien, qui a fait le pélerinage)
Ye 3am (oncle)
Pour les femmes, le choix est nettement moins cornélien:
Ye madame
Ye anissa
Par Laurence&Yassine
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