Lundi 24 avril 2006
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18:56
Premier accident de sa vie ! Yassine n’en revient pas, il vient d’avoir son premier accident !
Enfin si cela devait arriver, c’était forcément ici, au Caire.
Le 4x4 nous a heurté sur le côté droit. Nous filions tout droit sur une avenue menant au centre ville. Nous avions décidé de trouver un peu de calme, en allant boire un jus de fruits dans les jardins du Mariott sur l’île de Zamalek (eh oui, au Caire, on finit vite par avoir des goûts de luxe…). Mais il était écrit que ce calme devait se mériter…
Le 4x4 nous heurté sur le côté droit. Nous allions tout droit et lui nous a coupé la route en voulant tourner à gauche. Accident classique…
Tout le monde sort des véhicules. Enfin sauf moi. Pas la peine de sortir pour sentir tous les regards posés sur moi… (enfin ça c’est un autre sujet…). L’homme est d’une mauvaise foi incroyable, nous accusant de l’avoir heurté en nous déportant sur la gauche. Yassine rit à en pleurer, de rage bien sûr. Un policier arrive dans sa tenue blanche immaculée. Chacun s’explique, on étudie les dégâts. Un colonel trois étoiles s’arrête également et tout le monde recommence, les explications, les dégâts… On sort les papiers : permis, assurance. Yassine se prend quelques remarques sur le fait qu’il n’a pas encore fait faire son permis égyptien ou au moins un permis international.
Après bien des palabres, tout le monde est d’accord, nous ne sommes pas en tord. Mais l’autre n’est qu’un chauffeur de société. Il pleurniche, dit qu’il n’a pas d’assurance, qu’il ne pourra pas payer les réparation, que nous voulons le mettre sur la paille, qu’il faudra qu’il vende sa maison… Une pleureuse n’aurait pas fait mieux ! Plus vraisemblablement, il risque de perdre son emploi si on fait marcher l’assurance de la société qui l’emploie. Il préfère sans doute se débrouiller pour faire réparer la voiture lui-même à moindre coût sans que cela ne se sache ou en tout cas trouver une explication plus adaptée que la réalité…
Les policiers eux-mêmes nous découragent d’obtenir réparation. « Il n’y a rien à faire… ».
Voilà bien un des côtés les plus agaçants du Caire. La circulation est terrible, c’est certain. Les gens roulent n’importe comment. Mais le plus agaçant, c’est cette résignation à tout laisser dans l’état. On dirait que tout le monde s’en fiche. Les feux sont décoratifs, les policiers ne servent à rien. Et c’est le cas dans de nombreux autres domaines.
Au final, je vous rassure, les dégâts sont peu importants, juste un peu de tôle froissée. Ca ne nous a pas empêché de faire une visite ce matin jusqu’au site des pyramides de Dahchour.
Péage
Quelques photos de l'appartement, enfin pour vous faire baver un peu dont la vue sur le Nil et les pyramides (si, si, au fond de la photo...)
Coronado
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