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Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /Mars /2007 18:29

Au Caire, l’invité attendu de ce mois de mars, c’est le Khamsin. Khamsin, signifie cinquante. Comme les cinquante jours pendant lesquels peut souffler le Khamsin. Ce vent qui vient du désert est chargé de sable. Suivant son intensité, le ciel se couvre jusqu’à prendre une couleur jaunâtre. L’air est lourd. Une odeur de brûlé se fait sentir. L’atmosphère devient peu à peu irrespirable.
Le sable envahit tout. On a beau fermé portes et fenêtres, la poussière se dépose partout.
Certains jours, on n’y voit plus à 5 mètres.
Une version africaine de nos brouillards…

PS : Désolée pour les interruptions. On n’est pas encore complètement rodés avec Adam. Il y a des semaines avec et des semaines sans…

Par Laurence - Publié dans : Chroniques du Caire
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Mardi 6 mars 2007 2 06 /03 /Mars /2007 09:20
Le Livre de Poche _ 252 pages

Manon est l'épouse d'un propriétaire terrien dans le Sud des Etats-Unis. Nous sommes au début du 19ème siècle et les esclaves peuples encore les grandes propriétés.
Manon est pourtant loin de mener une vie heureuse. Son mariage est un échec dont témoigne cruellement un petit bâtard métisse qui s'agite partout dans la maison. Son mari est un imbécile qui ne se préoccupe que de sa plantation sans pour autant en faire une exploitation rentable. Elle est hantée par la disparition précoce de son père...
Mais le Sud s'agite, les esclaves grondent et les événements vont venir bouleverser cet ordre établi.

Plus qu'une peinture du Sud américain, ce roman nous décrit l'ambiguïté de la relation maître - esclave entre Manon et sa suivante noire Sarah, qui est aussi la principale maîtresse de son mari.
Sarah, bien qu'esclave, sait se rendre maître des événements et par tente par tous les moyens de maîtriser son destin.
Pour autant, je n'ai pas vraiment adoré ce roman. C'est bien mais sans plus. Beaucoup de thèmes autour de cette relation maître - esclave sont abordés sans vraiment être approfondis. On reste un peu sur sa faim.

Note : 2,5/5
Par Laurence - Publié dans : Lectures au fil de l'eau
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Dimanche 4 mars 2007 7 04 /03 /Mars /2007 13:04

Le Caire est plein de soleil en ce moment. On dirait déjà l’été. On ressort les T-shirts. Les pulls et vestes n’ont plus droit de cité que la nuit…
Avec ce beau temps, rien ne vaut le désormais rituel « pique-nique felouque ». Nous voilà donc partis hier avec des amis voguer sur le Nil. (Encore une première fois pour Adam). Pendant que nous ripaillons, discutons, lézardons tranquillement au soleil, on aperçoit non loin de nous, une petite embarcation. C’est une barque, deux fois moins grande que notre felouque mais abritant presque autant de personnes. A bord, un couple et trois enfants dont un bébé que berce tranquillement la femme dans ses bras. Paisible scène familiale ? Oui et non. Ces gens ne sont pas seulement en train de profiter doucement de cette belle journée et du calme serein qui règne sur le Nil. Non, ils travaillent. Ils sont pêcheurs. L’homme est debout à l’avant de la barque en train de tirer un filet. Son petit garçon, 6/7 ans, l’aide de son mieux. La femme s’occupe du bébé. Et le dernier enfant joue à l’arrière. Une corde est tendue entre deux poteaux qui forment une petite cahute sur l’embarcation. Sur la corde, du linge sèche. Car ce bateau, ce n’est pas seulement un outil de travail, c’est aussi une maison. C’est là que vit cette famille comme presque tous les pêcheurs du Nil. Cette barque est le témoin de toute leur vie : leur mariage, les naissances, les rencontres avec les autres pêcheurs à la nuit tombée lorsque la communauté se regroupe, les fêtes, les maladies… la mort aussi.


Par Laurence&Yassine - Publié dans : Chroniques du Caire
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Jeudi 1 mars 2007 4 01 /03 /Mars /2007 09:46
Folio 2€ _ 110 pages

Un homme et une très jeune femme en voiture d’est en ouest des Etats-Unis. L’homme, écrivain, concerné, on ne sait trop comment par la guerre d’Espagne, un lourd passif sentimental, dépressif. La femme, très jeune, très légère et en même temps déjà marquée parfois par la gravité de la vie. L’ambiance est pesante. Cet homme, cette femme ne nous sont donnés à voir que pendant un bref instant, quelques jours à peine mais on ne pressent aucune fin heureuse à cette histoire. Il y a comme une fatalité dans l’air de ce court roman.

J’imagine que cette nouvelle est en grande partie inspirée de la vie même de l’auteur. J’avoue avoir moyennement accroché. Ce n’est pas que ce soit mal écrit, ni inintéressant. J’imagine que ce n’est simplement pas mon style. L’atmosphère est lourde et cet instant de la vie des personnages est sans doute trop court pour moi. Trop court pour apprécier les personnages. Pas assez d’indices sur leurs histoires respectives, pas assez de suggestions sur leur avenir commun. A découvrir pour ceux qui aiment plus que moi ce genre…

Note : 2,5/5
Par Laurence - Publié dans : Lectures au fil de l'eau
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Mardi 27 février 2007 2 27 /02 /Fév /2007 13:54
Hier, 10h30, nous (moi et Adam) voilà en route pour Downtown, direction le Consulat, dans le but de faire une demande de passeport pour Adam.
Le Consulat de France en Egypte, question administration, c’est un peu mieux que l’Egypte mais c’est quand même pas la France non plus. Dans la salle d’attente du consulat, aujourd’hui il n’y a même pas une personne pour vous accueillir et vous orienter. La salle d’attente est déjà pleine, je m’installe dans un coin avec Adam qui ne tarde pas à hurler. Je le prends dans mes bras, ce qui le calme un peu heureusement et me poste devant l’entrée des bureaux pour être sur d’attraper le premier fonctionnaire qui aurait le malheur de passer la tête à l’extérieur.
L’avantage du bébé (surtout quand il hurle), c’est qu’on fait tout de suite attention à vous et qu’on essaie de vous faire passer en priorité. Après un quart d’heure d’attente environ, je suis donc reçue.
Pour m’éviter la séance chez le photographe avec bébé, j’avais fait des photos moi-même que j’avais simplement recadré au bon format. Malheureusement, il semble que ma photo soit légèrement floue et qu’elle n’est donc pas valide. Le fonctionnaire m’oriente alors sur une boutique de photos une peu plus bas sur la rue Talaat Harb qui a l’habitude de faire des photos avec des bébés.
Faire une photo de bébé, c’est facile :
- On met le bébé devant un grand drap blanc.
- On le tient avec une main sous ses fesses et une main sous sa tête (sans qu’on voit les mains bien sûr).
- On le tient debout (enfin autant que possible sachant qu’il tient pas debout).
- Et on le shoote au moment où il ne ferme pas les yeux, il ne crie pas, il ne tire pas la langue ou ne bouge pas la tête dans tous les sens (là, c’est bravo la rapidité du photographe).
Heureusement c’est plutôt rapide et merci à Adam qui se prête de bonne grâce au jeu.
Quinze minutes plus tard, me voilà de retour au consulat où je passe à nouveau en priorité. Malheureusement pour moi, on voit un bout de doigt derrière l’oreille d’Adam, le fonctionnaire me refuse donc à nouveau ma photo. Me voilà donc repartie chez le photographe qui heureusement me retouche gratuitement la photo.
A mon troisième passage au consulat, le fonctionnaire n’est toujours pas ravie par ma photo mais finit par l’accepter.
Le ridicule de l’histoire c’est que doigt ou pas doigt sur la photo, de toutes façons, à la vitesse où change Adam, dans 3 semaines il ne ressemblera plus à cette photo.
Ah l’administration…
Par Laurence - Publié dans : Chroniques du Caire
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