Ballade dans le souk

Publié le par Laurence

Yassine est parti une semaine aux US, saluer les Texas Rangers et s’immerger dans le business du pétrole, j’en profite donc pour visiter la ville.
Hier, j’ai viré mon chauffeur pour une ballade en liberté dans les rues du Caire avec Paola, une italienne que j’ai rencontrée à mon cours d’arabe.
Je saute dans un taxi en bas de chez moi, direction Midan el-Hussein à côté du Khan el-Khalili, le souk du Caire.
Je suis en avance, j’attends donc Paola devant un thé à la menthe dans un café en face de la Mosquée el-Hussein.
La place est assez jolie : vaste, des palmiers au centre et des minarets partout autour : el-Hussein, el-Azhar et encore un autre dont je ne me souviens pas le nom.
Je m’amuse à regarder pendant quelques instants le travail des rabatteurs de café. Ils connaissent toutes les langues : anglais, français, allemand, espagnol, italien… Tout est bon pour tenter de faire asseoir les touristes de passage à leur café plutôt que celui du voisin.
Un vendeur d’aïch traverse la place. L’aïch est le pain local. Il est rond et plat, presque blanc. Les aïch sont disposées sur de grands plateaux en fer que les vendeurs transportent en équilibre sur leur tête. On en voit même qui les transporte à vélo, le plateau toujours sur la tête. C’est plutôt impressionnant, surtout dans la circulation du Caire !
ome rejoint. On boit nos thés et on part en ballade dans le souk. Paola fait une thèse sur le soufisme mais elle aimerait aussi profiter du voyage pour faire un sujet sur les danseuses du ventre. La position des danseuses du ventre est effectivement assez controversée en Egypte. Depuis que les positions religieuses se sont durcies, elles sont de plus en plus mal considérées. Bref, l’idée est d’aller visiter quelques boutiques qui réalisent les costumes des danseuses pour récolter de l’information. Après quelques errements dans les rues du Khan el-Kalili, nous finissons par trouver la boutique que cherche Paula dans le renfoncement d’une ruelle étroite. Le propriétaire nous accueille et nous fait visiter. Il y en a de toutes les couleurs, avec ou sans paillettes, des robes, des jupes, des voiles, des colliers, des foulards qui se nouent sur les hanches, sur des cintres, en tas sur des tables, du tissu partout…on dirait la caverne d’Ali Baba. On continue nos pérégrinations plus loin dans le souk. Il n’y a plus de touristes depuis longtemps et on accroche les regards curieux. On se ballade ainsi quelques temps dans les rues du Souk, on se perd un peu aussi mais on finit par ressortir sur la place el-Hussein. Après une nouvelle pause sur le bord de la mosquée, on décide de rentrer. J’attrape à nouveau un taxi après avoir enfin réussi à traverser la rue dans le flot de la circulation et je retrouve avec bonheur le calme de mes pénates à Maadi.
 

Publié dans Chroniques du Caire

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Marie 03/05/2006 14:58

Est-ce que tu ne pourrais pas, au hasard de restaurants en terrasse plongeant sur Nil ou de café sur des places animées nous faire une petite rubrique gastronomique....? Tes super découvertes, les trucs immangeables, les incontournables qui te manqueront de retour à Paris, etc...
Et puis, qui c'est, on pourrait peut-être récupérer quelques petites recettes au passage :-))
Bisous Laurence,
A bientôt!

Laurence 03/05/2006 22:21

Ca marche Maris, je vais penser à un article sur la bouffe ...
Bises.

Marie 03/05/2006 14:54

Est-ce que tu